Erotismes

13 juin 2010

FIN DE CE BLOG. LA SUITE AILLEURS

Jusqu'à présent, "chocolat cannelle" était ce que j'aimais appeler mon "blog sérieux" où je pérorais sur des livres, des films, des sextoys etc.
A côté de cela, j'avais un blog moins sérieux, celui-ci, où j'écrivais des textes de fiction (rarement, mais quelques uns tout de même) et où je déambulais en petite tenue sous l'appareil photo de monsieur, alias Zoutlaw. Tout cela se trouvait donc sur Erotismes, ici-même.

Se trouvait car cela ne s'y trouvera plus. C'est désespérant de voir le peu de succès emporté par ce blog-ci. D'un blog collaboratif, participatif, il était devenu notre blog à nous deux, avec encore des visiteurs et des commentaires. A présent, il est parfois visité et plus jamais commenté. D'après les statistiques observées, la majorité des personnes s'y rendant provient de chocolat cannelle. Alors pourquoi séparer les deux blogs, en définitive ?

Donc, chocolat cannelle récupère tout, les textes de fiction (déjà mis en ligne) et les photographies érotiques (mais je me demande si je vais mettre en ligne toutes les anciennes - c'est du boulot !- ou seulement les nouvelles, à partir de maintenant).
Tout le blog Erotismes est refondu pour entrer dans deux catégories de chocolat cannelle, nommées PHOTOGRAPHIES EROTIQUES et TEXTES DE FICTION.
Avec majuscules, s'il vous plaît. Parce que j'ai aussi décidé par la même occasion de rentre les catégories de chocolat cannelle, qui sont assez nombreuses (mais j'écris beaucoup, souvent plusieurs billets par jour et rares sont les jours où je n'écris pas), un peu plus visibles. Cela permettra je l'espère aux personnes intéressées par une seule catégorie de ne lire que le contenu de celle-ci au lieu de chercher dans les dernières pages où j'ai bien pu placer un billet qui pourrait les intéresser.

 

Je vous invite donc à présent à suivre le mouvement

sur chocolat cannelle

(http://www.chocolatcannelle.com)

puisque tout se fera là-bas.


FIN DE CE BLOG

Posté par ChocolatCannelle à 21:28 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

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12 juin 2010

Ceintures

J'avais promis sur chocolat cannelle un pastiche de la photographie de Rémi Rebillard. Certes, la première photographie n'est pas absolument ressemblante et ensuite nous avons réalisé des variantes,  et puis cette série de photographies a été réalisée avec les moyens du bord... et quelques ceintures achetées pour l'occasion...

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Posté par ChocolatCannelle à 21:13 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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02 juin 2010

Ma belle, ma garce

C'est une ombre dans la nuit, silhouette aux contours flous qu'enveloppe un manteau léger. Sa démarche rythme d'un staccato le bitume allègre. Cela fait clac clac sur le trottoir et ça swingue dans mes oreilles.

Une brume qui chuinte son mauvais temps nous sépare encore et les réverbères pâles me font des clins d'œil. Je la suis.

C'est notre jeu, ce soir. La filature de l'inconnu patibulaire, la jeune effarouchée qui se retourne parfois pour vérifier la constance de la poursuite, mon attachement à ses pas, les quelques mètres de répit entre nous. Et ça trépigne d'impatience, là, en moi.

Nous avons initié ce scénario par peur de la monotonie des jours, de la torpeur des draps qui raccourcit les câlins avant l'endormissement brutal. Enfin... c'est Cosmo qui lui a tenu cette prose. Ma belle a opiné, émoustillée. Le même regard qu'avant, les mêmes envies folles. Nous avons baisé sur le fauteuil où où elle lisait son magazine. Et là devant moi, elle marche et je calque mes pas sur les siens. 

Il est tard déjà, tout prendra fin bientôt, quand je l'aurai rattrapée, plaquée contre un mur sale de graffitis obscènes, quand j'aurai pincé son menton, écrasé de ma main sa bouche qui feindra le cri  tardif tandis que mon autre main l'épluchera de son chemisier, des coques bombées de son wonderbra, les ficelles de son string noué sous sa jupe. Je la baiserai vite, elle mordra mes doigts et je lustrerai ses chaussures de mon sperme épais. Cosmo serait fier de nous.

Seulement, ce soir là, rien ne s'est passé comme ça. Le scénario rodé s'est fait la malle quand elle est entrée à son tour en filature.

Je ne m'en suis pas rendu compte de suite, mordillé par mon fantasme. J'ai retardé le moment de l'exécution pour mieux me griser, le saliver, en bander. Ma belle à ma merci, je soupèse le temps.  Un clocher sonne au loin, le tintement des cloches en écho à ses pas, à mon pouls dans ses tempes, aux coups de ma verge dans son con. Cela sonne à la volée jusqu'au moment où je l'ai vu, l'autre. Un gars fin, chapeau rond vissé, des jambes allongées que l'ombre couchée du trottoir égrainait jusqu'au plus sombre. Ce n'est pas pour notre jeu qu'elle a accéléré. C'est pour ne pas perdre de vue ce type là devant. Son clac clac des talons, sa chatte qui dégouline, pour ne me rendre que spectateur. Ma douce indocile...

Je l'ai souvent vue l'œil brillant, sachant ce qui se tramait dans nos pantalons à plis sagement assis. Lors des concerts surtout où serrés en rang d'oignon, tandis qu'elle gonfle ses poumons, nous gonflons nos queues. Elle joue du trombone et ce n'est pas commun. Ses congénères musiciennes soulèvent leurs doigts frêles de flûtes traversières. La flûte ! C'est ce que tous lui conseillaient. Une instrument pour jeune fille babillarde et légère, des filles qui s'amourachent, romantisent et touchent du bout des doigts leur pièce-montée. Mon indocile a choisi un instrument de petit gars pour emmerder son monde.

« J'en ai allumé, si tu savais », m'a-t-elle confié un jour. Elle souffle dans son embouchure comme elle fait une turlute, elle glisse la coulisse comme elle astique un manche. Et nos serpents se dandinent sous leur braguette. En concert, serrés en rang d'oignon, nos queues s'agitent à la voir s'activer sur cet engin que l'on voudrait être le nôtre.

Elle le sait, elle le sent. Je vois ses joues rosir de l'effort, tenir en haleine la bande de mâles à ses pieds. Et je les vois tous monter sur scène, faire la queue, les uns s'embrochant dans les autres, ça s'empile pêle-mêle et se chevauche dans une cacophonie dont ne me tirent que les applaudissements du public. Ses concerts sont des partouzes d'où je sors épuisé de chaleur et de sueurs froides. Sous les lueurs du néon de la salle de concert, sur le parking déserté où les clopes mal éteintes semblent lancer des signaux de fumées aux voyeurs environnants, je la trousse sur le capot. Elle est penchée, cul tendu. Je joue de mon archet alors que gît son trombone dans son cercueil noir.

Elle en allume ainsi au concert, c'est flagrant, dans l'autobus où ses mains s'égarent sur une barre si dure, à la cantine où je la vois fixer le regard de ses proies, la cuillère à la bouche. Elle en allume et les réverbères ce soir ne sont-ils encore mes alliés puisqu'ils tracent son chemin vers cet homme qu'elle suit à travers la ville assoupie ? Les sanglots du soir assourdis par les fenêtres rejoignent dans un indistinct sifflement les orgasmes humains, les ronflements d'ivrognes et les paroles insipides d'une télé réalité. C'est la banalité humaine et je suis un couillon qui suit sa femme qui en suit un autre.

Je n'ai plus qu'à marcher derrière eux, à les observer. Je les suis tous deux en marquant des pauses là où il faut, là quand il faut. Mais elle a pressé le pas, indiscrète aux talons qui heurtent le sol et le martèlent. L'inconnu devant elle s'est déjà retourné. Il constate son approche, ralentit pour se laisser rejoindre. Deux pas encore et c'est la rencontre.

Elle tire une cigarette, adresse quelques mots, sa main tremble légèrement ou ce n'est que la distance qui me trompe. Empressé, il sort un briquet, rapproche la flamme de son visage, l'effleure,   caresse sur la joue, doigts sur ses cheveux. Elle tire une bouffée, remercie sans doute. L'homme ne la quitte pas des yeux, ne reprend pas sa marche. Il s'attarde, elle aussi. Elle fume en le regardant. C'est une pipe qu'elle prépare, je la connais trop bien pour ne pas le savoir.

Une voiture crisse, les feux clignotent. L'attente fond sur ma peau en sueur. Et le type me regarde. Je ne suis ni près ni loin mais je suis avec eux, je contemple la suite de mon histoire.

Elle lui raconte quelque chose. Il lui sourit. Elle jette sa cigarette et se jette sur ses lèvres pour sceller le contrat. Et puis tout s'enchaîne, la ceinture de son pantalon, vite glisse la fermeture, il s'appuie contre le mur, elle se baisse, elle le gobe.

Je suis au spectacle, ils me savent présent. Elle s'applique, ralenti de cinéma, menus coups de langue, salive qui coule, elle aspire. Je ne vois pas mais je devine, elle aime jouer, elle va prendre son temps, ma petite garce à genoux sur le trottoir.

L'instant s'étire dans un trou noir, deux ombres chinoises, une tête que l'homme presse et tire, emmêlant ses doigts dans la chevelure lourde. Ce sont des rouages, des gestes répétés. Je tourne de mes doigts le mécanisme de mes automates. Une cloche de verre semble se poser sur la scène et m'enveloppe avec elle.

« Tu rêves ? », me demande-t-elle soudain. Elle se tient auprès de moi, sur la pointe des pieds presque, comme sur des chaussures trop hautes, trop grandes, celles qu'elle aurait piqué à sa mère, étant enfant. Elle tient sa pose d'ingénue, bouche en cœur, le rouge à lèvres égaré sur une queue. Ses grands yeux battent des cils et il me prend une sérieuse envie de la gifler. « Tu veux peut-être que je te suce aussi ? » minaude-t-elle.

La garce, il ne manquerait plus qu'elle ne le fasse pas.

Posté par ChocolatCannelle à 19:37 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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18 mai 2010

Sur un lit blanc

lit_blanc

Posté par ChocolatCannelle à 21:54 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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17 mai 2010

Jeu de lumière

jeulumiere

Posté par ChocolatCannelle à 12:55 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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15 mai 2010

Miroir

miroir

Posté par ChocolatCannelle à 21:08 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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08 mai 2010

Liée déliée

cordes1

cordes2

Posté par ChocolatCannelle à 10:24 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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07 mai 2010

la sieste

mon_cul_

Posté par zoutlaw à 20:20 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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